Rahab
Rahab, (héb. Rahab ; c’est-à-dire « large », « vaste »). Lorsque les Hébreux campaient à Sittim, dans l’« Araba » ou vallée du Jourdain, en face de Jéricho, prêts à passer le fleuve, Josué, comme dernier préparatif, envoya deux espions pour « explorer le pays ». Au bout de cinq jours ils revinrent, ayant traversé le fleuve à la nage, car en cette saison, au mois d’Abib, il débordait de ses rives à cause de la fonte des neiges du Liban. Les espions racontèrent ce qui leur était advenu (Jos. 2:1-7). Ils avaient été exposés au danger dans Jéricho, et avaient été sauvés par la fidélité de Rahab la prostituée, dans la maison de laquelle ils étaient allés chercher protection. Lorsque la ville de Jéricho tomba (6:17-25), Rahab et toute sa famille furent préservées selon la promesse des espions, et furent incorporées au peuple juif. Elle devint ensuite la femme de Salmon, prince de la tribu de Juda (Ruth 4:21 ; 1 Chr. 2:11 ; Matth. 1:5). « Que l’on ait demandé à Rahab de faire sortir les espions pour les soldats (Jos. 2:3) envoyés à leur recherche est tout à fait conforme aux mœurs orientales, qui ne permettraient à aucun homme d’entrer dans la maison d’une femme sans sa permission. Le fait qu’elle ait couvert les espions avec les bottes de lin qui se trouvaient sur le toit de sa maison (2:6) est une « coïncidence non concertée » qui corrobore rigoureusement le récit. C’était le temps de la moisson des orges, et le lin et l’orge mûrissent en même temps dans la vallée du Jourdain, de sorte que l’on pouvait s’attendre à ce que les bottes de tiges de lin fussent précisément alors en train de sécher » (Geikie’s Hours, etc., ii., 390).
Mentionné dans
HÉBREUX 11
JACQUES 2